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Kings X : Black Like Sunday (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°46)

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Décidément, le label InsideOut n’arrête pas de raccrocher des groupes à sa cause, et c’est tant mieux. Sauf que là, le choix n’est pas franchement le bon, un peu comme avec Event, malheureusement. King’s X en est à son dixième album depuis 1988 et répond à l’appel des fans qui les priaient de sortir les chansons qu’ils jouaient (le groupe, hein, pas les fans !) live entre 1980 et 1987, au temps où ils s’appelaient The Edge et Sneak Preview. Ty Tabor, chanteur et guitariste, Doug Pinnick, chanteur et bassiste et Jerry Gaskill (prononcer "casse gueule"), chanteur et batteur, décident de rentrer en studio et de réenregistrer certains de ces titres méconnus et qui, selon eux, méritent d’être redécouverts. C’est donc le contenu de cet album, "Black like Sunday" qui sort sur le fameux label progressif. La musique de King’s X est-elle progressive ? Eh bien, mon cher monsieur (et ma chère madame), le groupe mélangeait habilement les genres et le résultat était assez plaisant ; la soul rencontrait le métal ce qui était somme toute assez original, et puis les harmonies vocales étaient sympathiques. Mais en tout cas, pour moi, ce groupe me paraissait assez lisse, dans le sens où aucun album que j’avais écouté ne m’avait véritablement bouleversé. J’avais donc quelques préjugés quant à ce nouvel album, dites-vous ? ? Mais non (dîtes donc, vous parlez fort agréablement bien la langue de Molière messieurs dames !), mais non, puisque je n’en attendais rien du tout ! Et là, quelle déception ! Le trio texan nous délivre 14 compositions assez banales, du heavy rock U.S formaté pour les collèges américains (qui étaient d’ailleurs leur principaux publics). Le premier titre, "black like sunday", et peut-être le meilleur, me fait penser à du ZZ Top sans le côté blues, tandis que "rock pile" exploite les recettes éculées du heavy rock. "Danger zone" et "won't turn back" sont pleins d’énergie mais restent trop basiques. Et encore, ici, il s’agit des morceaux les plus sympathiques ! Que dire de "you’re the only one", de "two" ou de "working man" sinon qu’ils sont inintéressants (et mauvais) ! De plus, le chant est assez médiocre (surtout sur "screamer" !), et je ne peux accuser personne puisque les trois membres du groupe se partagent le chant et que je n’ai pas le détail de qui fait quoi sur l’album. Même "johnny" qui dure quand même 11 minutes est insipide. Il n’y a que "black like Sunday", "finished" et "bad luck" qui, eux, font penser agréablement à du Prince, que l’on pourrait sauver de l’ennui. C’est vraiment dommage car le groupe est généralement plus inspiré que cela. Mais si vous êtes fan du groupe et que vous les ayez vu en 1983 à Springfield avec votre petit copain ou petite copine quand vous étiez étudiant(e) aux States, cet album pourra peut-être vous rappeler de jolis souvenirs. Et rien que pour cela, il méritera votre achat. Pour les autres, eh bien… attendez le prochain album ! Quoique… ah non, si cet album se vend, un autre du même style verra le jour ! ! Alors, euh… de toute façon, prolifique comme ils sont, ils sortiront bien un album digne d’intérêt un de ces jours !

Fred"king size"Natuzzi




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