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Kitaro : Sacred Journey Of Ku-Kai (2004 - cd - parue dans le Koid9 n°49)

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Kitaro a entrepris depuis quelques années un virage vers une musique plus épurée, plus spirituelle aussi. Cet album est apparemment le premier d'une série mais s'inscrit musicalement dans la lignée du "Daylight, moonlight - live in yakushiji" sorti en 2003 (cf n°47) puisque cette aventure est liée aux nombreux temples bouddhistes situés sur les îles japonaises que le claviériste a décidé de visiter en pèlerinage, en particulier l'île de Shikoku (on ne rit pas !).

"Sacred journey of ku-kai" (dont il existe une version SACD mixte) est en effet un album sans gros développement, une musique plus ou moins influencée par le Japon suivant les morceaux, souvent méditative et belle, mais assez lente, aux arrangements néanmoins variés, en partie grâce à divers invités. Ainsi à côté des divers synthétiseurs de Kitaro, on entend aussi du sitar (peut-être un vrai joué par le maître…), des percussions suivant les morceaux, les flûtes de Kristin Stordahl–Kanda et Nawan Khechog, les guitares de Paul Pesco, quelques chants traditionnels sur deux ou trois titres (un par les moines du temple) et même les cloches du temple visité. Des bruitages naturels (eau, oiseaux, etc.) complètent les arrangements où prédominent des claviers aux sonorités pures, orchestrales mais "organiques", avec toujours les fameux effets "d'envolée tourbillonnante", heureusement utilisés de façon plus parcimonieuse depuis plusieurs années. En fait, Kitaro m'a même fait songer au Pink Floyd de "Shine on you crazy diamond" sur deux morceaux comportant quelques timbres plus "spatiaux".

Evidemment, "Sacred journey of ku-kai" n'évite pas totalement l'écueil de la monotonie mais quelques superbes compositions plus symphoniques, comme le long final "cocoro" (rien à voir avec le morceau "kokoro" de l'album "Mandala" pourtant…) lui donnent une autre dimension. La qualité de l'enregistrement et la pureté des timbres sont absolument admirables, par contre.

En conclusion, ce premier de ce qui veut être une série est une œuvre paisible, aérienne (à part "nen" avec les chants de moines assez incantatoires). Il aurait pu être meilleur avec quelques parties plus dynamiques, mais il se peut que Kitaro ait jugé cela un peu déplacé dans ce type de contexte musical.

Marc Moingeon




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