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Le Orme : L'infinito (2004 - cd - parue dans le Koid9 n°52)

(533 mots dans ce texte )  -   lu : 117 Fois     Page Spéciale pour impression

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Bien ! Comment vous la faire ?
Vous avez adoré le précédent "Elementi" alors multipliez sa puissance par dix. Vous ne connaissez pas Le Orme, alors n’allez pas plus loin dans cette chronique, achetez celui-ci et c’est tout ! Qu’en dire !… 45 mns de bonheur et 12 morceaux liés les uns aux autres.

L’instrumental "il tuono e la luce" avec son introduction grandiose vous met une claque qui vous fera rester KO jusqu’à la fin du disque. Musicalement je pourrais vous dire qu’il y a des claviers de l’âge "Tresspass", du super violon, du sitar ou Dieu sait quoi. On peut s’extasier sur les Flowers Kings ou je ne sais qui mais Le Orme frappe fort sur ce disque. Beaucoup d’émotion, de chaleur, d’intimité, d’ouverture, d’expansion, d’offrande ….

Ce disque est un chef-d’œuvre, une pièce maîtresse dans le "catalogue prog", une œuvre aboutie incontestablement. Tous les superlatifs sont valables. Si un tel degré de cohésion et d’efficacité sont obtenus c’est que l’écriture classique y est pour beaucoup.

Incontournable du prog italien et du prog tout court.  Tout est pensé, écrit, maîtrisé, mais non sans âme bien au contraire. Impressionnant de douceur et d’agilité, de vitesse et de retenue, d’apprentissage, de digestion et de création. Un groupe au sommet de son art. "Il fiume" avait amorcé le retour du groupe, "Elementi" était déjà énorme, mais là c’est Art, Musique et Apogée réunis !

Une voix sûre et ferme au service d’une très forte cohésion. Difficile de ne pas être dithyrambique. Difficile de faire mieux dans ce qu’on pourrait appeler le "prog pur" mais qu’est-ce que le pur prog ? Les grandes valeurs et les grands mouvements véhiculés pas Genesis et Yes ? Sans le côté sombre des V.d.G.G. ou King Crimson ? Une musique toujours planante à la Pink Floyd ou une préciosité à la Renaissance ou à la Enid ?

Le Orme a su engendrer des sons cristallins, voire divins, des sphères angéliques, ce que l’être humain peut créer de plus beau, et puis il y a le savoir faire italien, les enluminures, mais ici point de paraître au détriment du fond, ça c’est de la culture.

Vous avez le droit de ne pas aimer, mais vous n’avez pas celui de ne pas faire au moins l’effort de l’écouter.. Quand j’aime, j’aime vraiment, mais là que dire ?

Presque blasé de toute cette production, semblable et répétitive de néo ou de post je sais pas quoi, me retournant vers des choses plus riches ou complètes ou innovantes comme Isildur’s Bane, ce disque, non seulement me réconcilie avec un pan de ma musique préférée mais ne me laisse plus grand chose à découvrir. Qui de l’œuf ou de la poule est venu avant ?

Vous pouvez échanger presque toute votre discothèque contre cet "Infinito" et le passer en boucle, sans fin. Pas un reproche, pas une erreur, un oubli, un "aurait pu", c’est du 20 sur 5.

Bruno Cassan

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