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Lyzanxia : Mindcrimes (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°46)

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Consommateurs de boules Quies, bonsoir !

Retour des trashers français après leur excellent "Eden" sorti il y a deux ans.

On prend les mêmes, Fredrik Nordstrom (le producteur de Soilwork), plus Dirk Verbeuren (batteur bûcheron de Scarve), et on recommence ! Mais en plus fort, en plus rapide, en plus méchant, en mieux quoi !

Déjà "Eden" était un boulet chauffé à blanc que l’auditeur se prenait en pleine face, mais "Mindcrimes" c’est encore autre chose. Lyzanxia atteint carrément le niveau du dernier Soilwork (le son est aussi nickel que pour le dernier CD des Suédois) et si la reconnaissance n’est pas au rendez-vous, c’est vraiment à douter de tout !

Le Thrash Metal carré et bien huilé des frères Potvin a amalgamé des éléments Death (doublage des chants, vocaux gutturaux) et s’est éloigné des standards du genre (Megadeth, Napalm Death voire même Anthrax). Le cocktail proposé est détonnant, hallucinant par moments mais toujours mélodique, ce qui en fait son intérêt.

Le ton est donné dès "time dealer" qui ouvre l’album. Très grosse rythmique à deux guitares, batterie qui pulse de toute la force de sa double grosse caisse et chant crié, hurlé comme faisaient les groupes de Heavy Metal dans les 80’s. Cela tape très fort et ça galope très vite, mais c’est bien fait, voire même assez malin lors de la partie instrumentale qui s’accélère puis ralentit, puis change encore de rythme pour revenir à la mélodie initiale.

J’ai bien aimé "damnesia", extrêmement mélodique malgré une voix "Death" redoutable, qui donne dans un style qui n’est pas sans rappeler le Metallica de "Kill ’em all".

Tous les titres ont quelque chose d’intéressant : "mind split" et sa fusion Metal et Hardcore, "game time" avec un riff bien saignant et accrocheur, "my blank confession" qui est un déboulé sauvage et répétitif qui doit faire très mal sur scène ou «black side » avec son intro assez cool qui devient métallique tout en gardant un côté Wishbone Ash plutôt curieux.

Les guitares des deux frères sont deux des grands atouts de ce disque. On sent nettement que les compositions sont élaborées à deux guitares et pour deux guitares. Du coup, les chorus sont très bien exécutés, les rythmiques ne sont jamais basiques et on pense immanquablement aux meilleurs "guitar bands" tels Iron Maiden, Judas Priest, Pantera ou Megadeth.

Le seul reproche que je ferais à "Mindcrimes" est un manque de diversité dans leur opération de démesure sonore. Tout est bloqué dans le rouge pendant les 12 morceaux de l’album et au final l’auditeur frôle l’overdose de décibels. Un peu de contraste, de colorations différentes (ça sonne un peu toujours pareil) ou de compositions encore plus élaborées permettraient de mieux apprécier le disque dans sa totalité.

Bon, je suis sûr qu’ils nous feront ça dans leur prochaine livraison car, et là y’a pas d’ambiguité, ce groupe a un méchant potentiel.

Dominique Reviron




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