Le magazine

koid9 magazine

News letter


Votre adresse E-mail



Recevez par mail le sommaire du prochaine numéro.

Magellan : Innocent God (2007 - cd - parue dans le Koid9 n°64)

(374 mots dans ce texte )  -   lu : 110 Fois     Page Spéciale pour impression

Magellan_InnocentGod.jpg

Il n'est plus nécessaire de présenter Magellan dont le premier CD "Hour of restauration", sorti en 1991, avait fait grosse impression en inaugurant une approche musicale alliant puissance et complexité des morceaux truffés de breaks. Beaucoup trop selon certains, qui pourraient peut-être réviser leur jugement en jetant une oreille attentive sur le présent album, de loin le plus accessible de toute la discographie du groupe. Mais que les fans se rassurent, la richesse mélodique est plus que jamais là, de même que le jeu de guitare incisif de Wayne et les claviers prolixes et pompeux de Trent. Les frères Gardner se sont cette fois-ci acoquinés avec Robert Berry crédité comme "jouant une longue liste d'instruments familiers", déjà complice de Trent sur les projets de Jack Foster III. Tout en conservant sa griffe si particulière, le style de Magellan continue à évoluer par l'introduction de rythmes électroniques sur quelques passages et de percussions "ethniques" assez inattendues sur deux titres. Le côté metal est devenu très discret, et les arrangements encore plus variés en faisant appel à des instruments acoustiques. Trent présente en effet ce CD comme un album de transition, amorçant une sortie du progressif traditionnel des années 70 pour aller vers des tendances plus modernes. C'est aussi une sortie de chez Inside Out, avec qui Trent s'est faché à la suite de la mise en circulation sur Internet d'extraits du précédent album "Symphony for a misanthrope" avant sa parution officielle ! Il a alors fondé sa propre société et avait initialement décidé de ne diffuser sa musique que par téléchargement à partir de son site. Mais finalement le présent CD a quand même été édité. Une dernière remarque sur les textes qui restent quant à eux particulièrement alambiqués, et que seul un docteur en théologie peut espérer décrypter. Trent Gardner fait partie de ces musiciens américains, dont Neal Morse est le plus démonstratif, qui ont vraiment le chic pour se prendre la tête avec Dieu. Il faut espérer que ce dernier est sensible à tant d'attention et écoute leur musique, qui le mérite amplement.

Bruno "Dieu est-il soluble dans

la musique ?" Dassy




Retour ŕ la sous-rubrique :

Autres publications de la sous-rubrique :

Temps : 0.0262 seconde(s)