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Magenta : The Singles (2007 - cd - parue dans le Koid9 n°62)

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La première fois que j’ai entendu Magenta, je me suis dit : "Tiens ? Voilà des cousins de Renaissance. Une bonne filiation…" C’est la voix de la chanteuse Christina Booth>, qui me faisait pense à celle d’Annie Haslam qui avait enchanté les aficionados de ce groupe "classisant" folk-rock qui n’hésitait pas à l’époque, à refourguer un peu de Bach par ci, un peu de Prokofiev par là. Qui se ressemble s’assemble, du reste, puisque Annie a déjà enregistré avec Magenta, notamment le "night and day" ici présent mais avec Christina au chant principal.

Car il s’agit d’un album de refonte. Après avoir sorti en 2001 "Revolutions", "Seven" en 2004, un live dans la foulée ("Another time, another place") puis "Home" en 2006, Magenta a estimé que ça serait bien de réenregistrer des morceaux jamais sortis en CD. Explications de Rob Reed, son remarquable compositeur et claviers : "La plupart de ces chansons, nous les jouons sur scène depuis longtemps ; elles font partie de notre vie et elles ont évolué avec le temps. Puisqu’on vient de changer de bassiste avec l’arrivée de Dan Fry, on a pensé que c’était le moment de donner à ceux qui nous apprécient la possibilité d’entendre ce matériel enfin arrangé en studio."

Bingo ! C’est comme si c’était un nouveau CD et du très bon ! Du haut de gamme. Christina chante comme une reine avec un organe où se mêlent ceux de Stevie Nicks, Sally Oldfield et… Grace Slick. Qu’elle susurre où qu’elle hausse sérieusement le ton, l’originalité de Magenta, c’est elle avant tout. Là-dessus, les compos tiennent parfaitement une route pas si prog que cela du reste, nous amenant fréquemment vers des sentiers plus Rock FM mais dans le bon sens du terme. On est tout de même assez loin de certaines compos un peu "feu de camp chez les scouts" dont Renaissance avait le secret.

"Speechless" qui entame les débats est une chanson écrite il y a douze ans à l’époque où Reed et Booth sévissaient dans un groupe nommé Trippa. Tube aux breaks hargneux suivis de plages plus calmes. Nous sommes dans l’univers coloré (forcément) de Magenta. Tout l’album est fort bien joué par des musiciens (dont l’excellent nouveau bassiste) qui jamais ne tirent la couverture à eux, souvent soutenus par une section de cordes bienvenue ("broken") ; "anger" est fort délicat, "I’m alive" poignant. Les moments intimistes voient guitare acoustique et piano se mêler délicatement ("cold") pour le plus grand bonheur de nos chastes oreilles. Mais on en voit qui, dans le fond, râlent sec. Où est notre cher bon vieux prog dans tout cela ? Qu’ils se rendent donc directement à la case Bonus Tracks et qu’ils s’infusent "Pride" (full version) dans les esgourdes. Plus de treize minutes à mi chemin entre le vieux Yes (avec plus de piano moins de synthé) et Kansas mais à la sauce Magenta. Ca sonne comme un jazz furieux puis ça break dans tous les sens nous ramenant dans les sphères des années seventies.

Sur scène, ça doit dépoter dur et voilà Magenta d'ores et déjà haut placé dans notre hit parade personnel. Grand groupe !

Jean-Marie Lanoë

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