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Malibran : La Citta Sul Lago (1999 - cd - parue dans le Koid9 n°29)

(322 mots dans ce texte )  -   lu : 72 Fois     Page Spéciale pour impression

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Voici venu une très bonne surprise d'Italie et en ce qui me concerne il s'agit de mon disque préféré de cette belle contrée pour ce début d'année 1999. On y retrouve tous les ingrédients des "dinosaures" ritals des seventies: utilisation de flûtes et saxophones, thèmes mélodiques dignes des pionniers d'antan, romantisme raffiné des compositions... Mais le groupe, au delà de se contenter d'une musique calme et mélodieuse sait aussi se montrer plus dynamique au travers de compos (au propos actuel) où la guitare se fait parfois lourde et rageuse. Les titres de l'album sont assez longs dans l'ensemble (5 d'entre eux ont une durée comprise entre 9 et 12 minutes), majoritairement instrumentaux à quelques exceptions près (chant anglais et italien assuré par Giuseppe Scaravilli). Après un titre d'ouverture bref et anecdotique à la Marillion (à quelque chose près les notes du thème d'"incubus"), l'album alterne titres courts au symphonisme délicat ou à dominante acoustique et pièces ambitieuses propices à de longs développements instrumentaux. Sont mis à l'honneur et à tour de rôle flûte, guitares et claviers aux sonorités variées. Avec le sax, on nage parfois même en plein Pink Floyd période "dark side" ("la città sul lago"), c'est dire si cet album ne se cantonne pas à un seul style ! Et qui plus est, le disque est servi avec une présentation sonore impeccable, phénomène finalement assez rare chez nos amis italiens (on est loin du dernier album de CAP dont l'ambition et l'excellence sont inversement proportionnelles à la qualité du son). Cette production de très bonne facture augmente de ce fait considérablement l'impact du disque, dont l'écoute est pour le moins pêchue. Une indéniable réussite donc, à ranger dignement avec votre collection de Banco, Le Orme et PFM. Malibran, avec son propos plus moderne, en constitue la plus brillante des relèves.

Philippe Vallin




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