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Marillion : Radiation (1998 - cd - parue dans le Koid9 n°27)

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Un nouvel album de Marillion est toujours un événement, sauf peut-être lors de la sortie de "This strange engine" où le côté trop "mou" de la plu­part des titres m'avaient profondément déçu, bien sur le titre phare de ce disque "this strange engine" et "estonia" sont vraiment superbes mais pour le reste on est loin de l'imagination débordante du Marillion des années 80. Mais ne suis-je pas là pour vous présenter "Radiation"...

Le premier titre qui ouvre le disque est plutôt bizarre, mais bon ça ne dure qu'une minute, l'album commence réellement avec "under the sun" où la guitare de Steve Rothery se fait agressive, c'est plutôt sympa, Steve Ho­garth chante bien, crie même parfois, mais ça reste très conventionnel, plus pop que progressif. La suite est plus déconcertante et ce "answering machine" ne me plaît vraiment pas, c'est insupportable cette voix saturée, beurk, beurk. Heureusement le titre qui suit "three minute boy" est bien plus intéressant, six minutes qui remonte le niveau de ce disque, on y retrouve le Marillion mélodique et subtile mais aussi énergique avec un break piano/guitare sublime et où la voix de Hogarth s'envole... magnifi­que. Le premier single "these chains" est plutôt classique, mais avant "now she'll never know", ballade très subtile calme le jeu et met en valeur le chant de Steve une nouvelle fois. Pour revenir au single, c'est de la pure pop anglaise, genre Oasis, ça plaira aux amateurs, moi ça me laisse froid. "Born to run", bien mou, un peu blues sur les côtés, mais bon, par contre "cathedral wall" réveille tout le monde et sera certainement apprécié lors des concerts avec son final rappelant "king", remarquable. Enfin "a few words for the dead" (10'31) qui termine ce "Radiation" est un peu trop long, mais la voix de Steve et sa magie permet de passer un bon moment. En conclusion, je dirais que "Radiation" est assez surprenant, que cer­tains titres sont plutôt bizarroïdes. L'ensemble s'éloigne encore à grand pas du progressif et le côté pop est parfois agaçant. Un disque intéressant tout de même, pas un chef-d'oeuvre, mais pas mauvais non plus, certai­nement meilleur que l'album précédant, mais Marillion ferait bien d'écou­ter aussi ses fans de la première heure, à vouloir trop changer...

Olivier Segas




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