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Angra : Aurora Consurgens (2006 - cd - parue dans le Koid9 n°60)

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A Lyon, on aime bien les Brésiliens  : Juninho, Cris, Fred, Tiago, ?Oups  ! (some player shoots again).

Angra est une exception dans le monde musical  ! En effet, après avoir subi une sérieuse désaffection de son line-up dont la section rythmique et surtout son très charismatique chanteur (André Matos, parti fonder avec le bassiste et le batteur le très éphémère Shaman et le non moins Shaaman), les 2 guitaristes restant (Kiko Loureiro et Rafael Bittencourt) ont remonté un groupe encore meilleur que le précédent  ! Après le bien nommé "Rebirth" (2001), le mini "Hunters and prey" (2002), le live "Rebirth world tour" (2003), l?album de la confirmation "Temple of shadows" (2004), voici le petit nouveau "Aurora consurgens" qui renoue avec les fastes de l?album phare de la première vie d?Angra  : "Holy land", en plus agressif.

"Aurora consurgens" est composé de 10 titres indépendants (de 3?09 à 7?09) possédant chacun leur propre couleur. Même si ce n?est pas un concept album, le thème abordé dans ce disque est la psychologie et les relations humaines (Aurora Consurgens ? le lever de l?aurore ? étant le titre d?un livre, sorte de bible pour alchimiste, datant du XVème siècle et dont le psychiatre Carl Jung se serait largement inspiré pour ces travaux). Les textes tournent donc assez naturellement autour des maladies mentales, de la dépression, du suicide, ce qui explique sans doute que la musique d?Angra a pris une tonalité plus agressive que par le passé. L?album commence par ce mélange typique et unique de musique brésilienne à la sauce hard-rock ("the course of nature") et qu?on retrouve tout au long de l?album (le summum étant sans conteste possible "so near so far" avec en plus des percussions sud-américaines une guitare sèche de là-bas ? le bouzuki ? limite flamenco). Angra est également très fort pour mixer du hard (avec double grosse caisse à 100 à l?heure) et des ch?urs classiques ("The voice commanding you"). Edu Falaschi a trouvé sa voie et sa voix  : ce sera une fusion de celles de Bruce Dickinson et d?André Matos en un peu plus grave, ce qui agacera moins les auditeurs rétifs aux voix haut perchées. Chaque solo de la paire guitaristique est un bijou de vélocité et de tapping avec ces harmonies spécifiques d?Angra. Quant au couple rythmique, Aquiles Priester nous fait oublier facilement Ricardo Confessori tellement son jeu de batterie est précis et varié, et Felipe Andreoli éclipse encore plus le pauvre Luis Mariutti tant son jeu de basse est éclatant d?innovation (écoutez l?intro de "passing by" dont il signe paroles et musique). Enfin, on ne soulignera jamais assez l?importance de la production dans un album de ce genre, et Dennis Ward (accessoirement bassiste chez Pink Cream 69) l?assure de mains de maître (ainsi que l?enregistrement et le mixage)  !

En attendant les prochains albums de Kiko ("Universo inverso"), d?Edu ("Almah"), tous deux disponibles en import pour l?instant mais qui devraient trouver une distribution européenne au printemps 2007, et ceux de Felipe et d?Aquiles, ce nouvel album confirme tout le bien qu?on pensait déjà d?Angra et réaffirme qu?on tient là un groupe hors du commun doté d?une tonalité musicale particulière.

Gilles Masson

 




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