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Marillion : Popular Music (2005 - 2 cd - parue dans le Koid9 n°57)

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Quelqu’un pourrait-il me donner le numéro du commissaire Progster ? Ça urge. Il semble bien qu’un malfaisant ait volé l’inspiration de Marillion. On en est là. Les temps sont durs. Steve Hogarth roucoule en solitaire devant un parterre de femmes énamourées ; Pete Trewavas se prélasse et délasse sa basse en compagnie de Kino ; Steve Rothery expose ses photos sur internet (www.postcardsfromtheroad.co.uk). Tout ce petit monde s’éparpille et dilue son énergie en projets parallèles ou secondaires. Qu’ils entrent en studio que diable ! Après tout, on les paie pour ça (ami lecteur, Koid’9 t’offre ici un espace de liberté qui te permettra de râler contre les professions que tu n’aimes pas et que tu pourras comparer à ces fainéants de Marillion. Evidemment, tu as le droit de vitupérer contre les fonctionnaires mais je te propose d’être un peu plus inventif et d’éviter ce cliché populiste en le laissant aux grincheux amers) ! Faute de mieux, le (sté)fan se rabat alors sur "Popular music", énième live du groupe, capturé à Butlins lors de la convention de Mars 2003. Pour l’occasion, Marillion délégua au public, via un vote, le choix de la setlist. Le résultat, surprenant parfois, permit d’exhumer des titres rarement interprétés comme "a few words for the dead" (de l’honni "Radiation") ou le triptyque "this town", "the rakes progress", "100 nights". Malgré son renouvellement, une partie du public, inoxydables grognards, chérit toujours l’époque où Fish appartenait au groupe ; ainsi "white russian", "warm wet circles", "that time of the night" et surtout le légendaire "script for a jester’s tear", que les années ingrates avaient délaissé, furent joués et plutôt bien. L’autre point fort de cette soirée consista en une interprétation homérique d’un "this strange engine" dépassant allégrement les vingt minutes. Heureux fans. Heureux possesseurs de ce "Popular music" qui, avec le double "Anorak in the UK", s’avère le meilleur album live du groupe depuis le renfort de Steve Hogarth. Espérons que ce dernier poussera ses compères à nous offrir bientôt (pas avant un an paraît-il) de nouvelles compositions dont on espère qu’elles surprendront sans pour autant perdre le fil d’une histoire jusque là artistiquement passionnante et intègre.

Stéphane Müller




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